MAGRITTE#1

Cette performance-installation est inspirée des travaux  de Magritte, Man Ray, Eluard, Breton.

 

 

TITRE : CHEVELURE POUDREE

DATE : 2014

TYPE : TABLEAU VIVANT

COURANT : SURREALISME

DIMENSIONS : 2.8m x 1.9m x 1.7 m

MATERIAUX : LAITON / VERRE / CHEVEUX / OSIER / SOIE / CHAIR

N°INVENTAIRE: OE21111898

EQUIPE: 1 plasticien / 1 créateur olfactif / 4 performeurs / 1 directeur artistique

Analyse formelle

 

Ce tableau propose une subversion de la réalité

 

Analyse Formelle

 

Comme les oeuvres de Magritte, cette installation-performance propose une subversion de la réalité. Elle donne à voir le "caché suggéré"et stimule ainsi la pensée imagée de l'invisible.

Trois oeuvres de l'artiste sont utilisés comme référence: "L'amour désarmé" , " Le Portrait" et " Pan de nuit".

 

L'oeuvre commence au crépuscule dans "le lait léger du matin" (poème de Paul Eluard "René Magritte") pour se clore dans la nuit, le silence et la mort avec  "O momie" (chant à capella pour trois voix d'André Caplet sur un poème de Remy de Gourmont "Inscriptions Champêtres"  ).

La scène se déroule autour d'un repas et inverse la relation "table-corps". La vaisselle est dressée sur le corps, et le corps devient le support du repas. La table est réalisée à partir des cheveux de femmes qui sont attablées. Le tableau est structuré par la relation aux reflets dans le miroir et le positionnement strictement identique de la partie droite et gauche du tableau. 

Aucun visage n'est visible. L'éclairage léger (évoquant l'aube et le crépuscule) plonge la pièce dans une pénombre glaciale. Les voix fortissimo de la création musicale, les bruitages évoquant la nature (le vent, la neige et les feuilles) , le parfum des cheveux envelloppe l'auditoire dans une atmosphère dense hypnotisante, le regard rythmé par les gestes suaves des 8 bras de femmes qui ondulent.

 

Texte de la création sonore:

Automne. Il pleut des feuilles. Il pleut des âmes mortes d'amour. 

Les femmes contemplent l'Occident avec mélancolie.

Les arbres font dans l'air de grands gestes d'oubli.

Hiver. Femmes aux yeux verts tombés sous le linceul des neiges.

Tes cheveux sont poudrés de gel, d'amertume et de sel. O momie!

Hiver. Et ton coeur blessé docile aux sortilèges dort

Escarboucle triste,

Ton coeur dort au fond de ta chair immortelle.

 

 

© 2015 L'OEIL ECOUTE